Motivation : les entreprises françaises se tournent vers la rémunération variable

Rémunération variableEn 2010, de plus en plus d’entreprises françaises ont adhéré à une politique de rémunération variable venant compléter la rémunération fixe. La raison de cette nouvelle politique de rémunération s’explique dans un contexte de crise par les budgets serrés en termes d’augmentation salariale. Trois raisons principales ont incité les entreprises à adopter la rémunération variable :

  • Retenir les talents clés
  • Récompenser la performance et la contribution
  • Contrôler les coûts fixes

C’est ainsi qu’en 2010, 60% des entreprises françaises en sont arrivées à verser voire dépasser le budget qu’elles avaient prévu pour la rémunération variable.

Au cours des deux dernières années, la politique de rémunération variable a été ré-étudiée et ajustée par les entreprises de façon à l’appliquer à de plus larges populations dans l’entreprise mais aussi en revoyant les critères de performance permettant aux salariés d’y accéder.
En effet, considérée comme un facteur de motivation et de performance, la rémunération variable appliquée à davantage de postes dans l’entreprise stimulerait les collaborateurs et serait donc un facteur d’amélioration selon 33% des entreprises interrogées.

Outre favoriser la performance individuelle, un salaire variable permettrait à l’entreprise de favoriser également la performance opérationnelle et sa performance financière. L’augmentation du chiffre d’affaire est d’ailleurs le premier motif de gratification pour une entreprise sur deux.

La rémunération variable représente un véritable enjeux de communication pour les managers : selon 58% des entreprises considèrent que la réussite d’une telle pratique salariale dépend  de l’adhésion des managers. Une mauvaise communication de ceux-ci avec leurs équipes au sujet des objectifs et de la stratégie de l’entreprise pourrait être responsable de l’inefficacité du dispositif. C’est le cas  pour une entreprise sur trois.

Au vue du bilan établi sur l’année 2010, voici les axes d’amélioration prévus par les entreprises françaises pour 2011 :

  • Investir davantage dans la communication et dans la formation (61%)
  • Élargir la population visée dans l’entreprise (46%)
  • Revoir les critères de performance (32%)

Etude réalisée par Aon Hewitt auprès de  plus de 1000 entreprises à travers le monde, dont 37 entreprises en France : http://www.aon.fr/france/aon-france/presse.jsp

Stéphane Waller, MeltisArticle publié le 09 Février 2011, par Stéphane Waller, Meltis

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