compétences
Compétences, responsabilités : Les CV européens souvent « gonflés »
30/11/11
Les candidats sont-ils honnêtes dans leur CV ou ont-ils tendance à amplifier certaines compétences et responsabilités ?
En Europe, l’enquête à été menée auprès de 2187 managers de 9 pays. Voici ce qu’il en ressort :
Des managers qui doutent de la fiabilité des CV :
Les managers chargés du recrutement en République Tchèque sont 70% à déclarer être dubitatif quant au contenu du CV des candidats, ils sont 60% à douter en Autriche et 53% en Italie.
Qu’en est-il réellement ? Il semblerait que les candidats tchèques amplifient souvent le contenu de leur précédent poste selon 60% des répondants. Juste derrière les compétences linguistiques des tchèques semblent aussi être remises en question par 58% des répondants. Les autrichiens auraient tendance à mentir sur les motifs de départ de leur emploi actuel ou précédent pour embellir leur CV, 50% des recruteurs le pensent. Les italiens enfin, ont tendance à embellir leurs compétences linguistiques selon 54% des recruteurs ainsi que les motifs de départ de leur poste selon 52% d’entre eux.
…Dans d’autres pays, des managers plus confiants :
Ce sont les recruteurs luxembourgeois qui semblent faire le plus confiance aux candidats puisqu’ils sont 72% à penser que le CV reflète parfaitement leur profil. Les hollandais sont 54% à le penser et les belges 53%.
Une seule manière de vérifier de l’exactitude des données d’un CV : vérifier les références du candidat. 31% des italiens, 30% des hollandais et 23% des suisses le font systématiquement. Paradoxalement se sont les plus dubitatifs qui le font le moins : les recruteurs tchèques sont 40% à ne jamais vérifier les références d’un candidat, les allemands (32%), les autrichiens (32%) et les français (31%) font aussi partie de ceux qui vérifient le moins les références.
En France 46% des recruteurs doutent de la fiabilité des CV
Il semblerait que les candidats français amplifient leur CV sur trois points principaux :
• Le contenu réel des postes occupés (53%)
• Les responsabilités managériales (45%)
• Les compétences linguistiques (42%)
Etude réalisée par le cabinet Robert Half auprès de 2187 managers de 9 pays (Autriche, Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, République Tchèque, Suisse) : http://www.roberthalf.fr/portal/site/rh-fr/menuitem.b0a52206b89cee97e7dfed10c3809fa0/?vgnextoid=f79f297f812a3310VgnVCM100000180af90aRCRD&vgnextchannel=3eb833be90259110VgnVCM1000003041fd0aRCRD
Article publié le 30 Novembre 2011, par Stéphane Waller, Meltis
Comment les cadres voient-ils leur évaluation?
12/07/11
L’évaluation des compétences
74% des cadres interrogés estiment que leurs compétences sont bien évaluées. Les 26% restants pensent quant à eux, à hauteur de 45%, que ce n’est pas le cas car la personne qui évalue les dites compétences ne suit pas le travail du salarié au jour le jour, 38% d’entre eux pensent que les managers ne sont pas formés à l’évaluation des compétences.
Les compétences prises en compte sont celles liées aux actions effectuées dans le cadre des fonctions pour 84% d’entre elles, 80% sont celles définies dans les objectifs fixés par les managers et 71% sont celles appelées relationnelles (convivialité, état d’esprit, …)
Communication interne
Le mail est l’outil de communication interne le plus utilisé, à hauteur de 95%, suivi de près par le téléphone fixe à 90%.
Les outils sociaux sont quant à eux relativement peu utilisés pendant les heures de travail : 68% des salariés n’utilisent pas Facebook, 73% n’utilisent pas Viadeo, 88% n’utilisent pas Twitter.
Cependant, 56% publient des informations consultables par d’autres personnes de l’organisation, par des clients ou des partenaires, via des supports Word (67%), Excel (58%), Power Point (56%) ou sous forme de Newsletter (47%).
Dès lors, 61% estiment que leurs compétences peuvent être jugées en fonction de ce qu’ils publient par mail, sur Word et sur les réseaux sociaux, mais 74% pensent que la capacité à s’exprimer dans les réseaux sociaux ne correspond pas à des compétences qui pourraient être évaluées, sans compter les 69% qui n’accepteraient pas que leur entreprise utilise des outils adaptés pour calculer l’influence de chacun sur les communautés de travail.
Cette étude a été réalisée par IFOP pour l’Atelier de BNP-Paribas, auprès de 1003 cadres via un questionnaire auto-administré, du 14 au 21 juin 2011 : http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=1573
Article rédigé le 12 Juillet 2011 par Stéphane WALLER, Meltis.
56% des cadres sont optimistes quant à la situation du marché de l’emploi des cadres
30/06/11
Pour la première fois depuis juin 2008, ce chiffre passe la barre des 50%, et confirme la tendance de décembre 2010.
Le marché de l’emploi vu par les cadres
72% d’entre eux sont optimistes quant à leur propre emploi. Cependant, la situation de leur poste actuel s’est dégradée : 54% d’entre eux considèrent que l’ambiance au travail s’est détériorée, et 72% constatent une augmentation de la charge de travail. Les cadres sont donc prêts au changement, avec 58% disposés à suivre une formation pour acquérir de nouvelles compétences dans leur domaine.
Mais le gel des salaires se poursuit pour la 3ème année consécutive
Seulement 39% des cadres ont vu leur salaire augmenter, et 69% de ces derniers ont eu une augmentation inférieure à 4%. De plus, 50% des mieux rémunérés ont été augmenté. Pour compenser, des primes et des formations ont été dispensées, mais il s’avère finalement que 82% des cadres soient favorables à une loi limitant les rémunérations des dirigeants.
Des souhaits de mobilité
Les cadres sont de plus en plus opportunistes. 41% ont envisagé de quitter leur entreprise, dont 31% ont passé des entretiens. Cependant, 51% d’entre eux ont refusé le nouveau poste suite à de trop faibles rémunérations, en ce qui concerne 40% d’entre eux. Ainsi, 62% des cadres attendent de gagner plus s’ils changent d’emploi, avec une augmentation de 18% en moyenne par rapport à leur salaire actuel.
Ce septième baromètre Ifop-Cadremploi a été réalisé en ligne du 2 au 7 mai 2011, auprès de 1003 cadres, à l’aide de la méthode des quotas : http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=1542
Article rédigé le 30 Juin 2011 par Stéphane Waller, Meltis.
En France, 32% des 18-29 se déclarent « très engagés » envers leur employeur
16/06/11
Avec un tel score, la France prend la 2ème place du classement européen, loin devant l’Allemagne qui subit ses 13%, ou encore l’Angleterre avec
12%.
Cependant, ce score reste faible. Les 68% restants ne sont pas engagés en raison d’une trop forte pression, et d’un problème persistant à trouver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle. De plus, 1 jeune salarié sur 3 a un travail qui ne lui convient pas, et 41% sont prêts à quitter la France pour obtenir de meilleurs opportunités, afin de rechercher une carrière qui a du sens, au sein d’un secteur dans lequel ils se sentent impliqués. En effet, les salariés dont les ambitions sont non comblées limitent leur temps de travail dans leur entreprise.
De plus, 40% des 18-29 sont stressés au travail, contre 30% des seniors. 34% d’entre eux estiment ne pas avoir les ressources pour faire efficacement leur travail, et pour 32% d’entre eux, le stress a un impact négatif sur leur santé.
De tels chiffres engendrent des problèmes de taille, tels que la division intergénérationnelle, les problèmes de recrutement, le turn over ou encore les problèmes de stimulation des jeunes talents.
Cette étude a été réalisée par GdK international auprès d’une population centrée sur les 18-29 ans dans 29 pays : http://www.gfk.fr/
Article rédigé le 16 juin 2011 par Stéphane WALLER, Meltis.
67% des salariés ont suivi une formation au cours des 5 dernières années
15/06/11
La situation actuelle est paradoxale : alors que les salariés sont globalement moins formés qu’en 2006, à hauteur de 37% en 2010, pour 26% n’ayant jamais suivi une formation, ils sont plus satisfaits des possibilités de formation. Cela est en partie dû au fait que 84% des salariés formés l’ont été dans une salle, en groupe, avec un formateur. Pourtant, seul plus de 1 salarié sur 2 se déclare bien informé quant à ses possibilités d’évolution dans son métier et quant aux perspectives de formation dont il dispose.

Il s’avère que la hiérarchie possède un rôle prescripteur clé, puisque 56% des salariés font appel à leur responsable direct, qu’ils considèrent comme plus légitime et comme le mieux qualifié pour les renseigner, d’autant plus qu’il assume de mieux en mieux son rôle de développeur des compétences au sein de son équipe.
La formation devient un levier de performance pour changer, se motiver et se sécuriser : 78% des salariés formés ont trouvé leur formation utile dans l’exercice de leur métier, 60% considèrent qu’elles ont favorisé leur évolution professionnelle. Quant à la sécurité, cela tient au fait que 45% des salariés ont connu au moins une période de chômage dans leur carrière, au cours de laquelle 30% ont suivi une formation, jugée bénéfique pour retrouver un emploi par 61% d’entre eux.
Cependant, les inégalités sont bien marquées : on forme toujours les plus formés. 35% des ouvriers n’ont jamais été formés. Le contrat de travail y joue également un rôle : les temps partiels, intérim ou CDD ne bénéficient que de peu de formation. L’exclusion concerne aussi les seniors, alors que les plus formés sont les hommes, de moins de 40 ans, et possédant un diplôme de hautes études. Finalement, les populations le moins formées le sont par lacune des projets de formation, qui ne sont pas adaptés aux besoins.
Cette enquête a été réalisée par Ipsos/Logica Business Consulting pour l’AFPA du 26 avril au 12 mai 2011, auprès de 4395 salariés et 400 chômeurs : http://www.ipsos.fr/ipsos-loyalty/actualites/2011-06-14-formation-professionnelle-levier-motivation-salaries
Article publié le 15 juin 2011 par Stéphane WALLER, Meltis.









