En 2011, les intentions d’embauche en France sont à la hausse : la tendance concerne 20% des entreprises, contre 14% en 2010. De manière générale, on l’estime à 23% en Europe, et à 28% aux Etats-Unis. S’ajoute à cela le fait que cette tendance ne relève pas seulement d’un effet de rattrapage, puisque dans 40% des cas, elle représente de la création d’emplois.

Mais une pénurie de ressources qualifiées selon les DRH

En effet, les entreprises ont de plus en plus recours aux internes. La pénurie en France semble même plus élevée, avec plus de 50% des entreprises qui estiment qu’elles auront des difficultés à recruter des candidats avec les compétences requises, contre 40% en Europe, et 27% aux Etats-Unis. S’ajoute à cela le fait que cette problématique est la première préoccupation des DRH français, suivie par celle consistant à retenir et développer les talents en interne, alors que l’ordre de ces préoccupations s’inverse dans les autres pays. Aujourd’hui finalement, l’enjeu pour une entreprise française est de faire un meilleur sourcing, de travailler sur l’image de l’employeur et le positionnement de l’entreprise, ainsi que de développer des parcours d’intégration et d’adaptation pour les nouvelles recrues.

Des outils de fidélisation à renouveler

Recrutement80% des dirigeants d’entreprises déclarent devoir changer significativement leur approche de la gestion des nouveaux talents, notamment grâce à la fidélisation des collaborateurs. Ainsi, 68% des entreprises françaises souhaitent promouvoir la mise en place des modes de rémunérations différées pour effectuer une telle fidélisation, alors que cette volonté est présente à une hauteur moindre aux Etats-Unis, avec 52%. De plus, la France se caractérise ici par le fait que les leviers non monétaires sont importants pour elle seulement à hauteur de 28%, contre 72% en Grande-Bretagne.
Il existe en effet de nombreux leviers de « rétention » : la diversification des rôles et l’accroissement des responsabilités, l’augmentation de l’autonomie et de la délégation, la flexibilité dans l’organisation du travail, ou encore le développement de la mobilité internationale.
Cette dernière est d’ailleurs au cœur des préoccupations de l’entreprise : le nombre d’expatriés a cru de 25% ces 10 dernières années, et l’on prévoit une hausse d’encore 50% d’ici à 2020. Cela s’explique par le fait que les « expat » représentent la conservation de ressources rares, en parallèle de la conquête de nouveaux marchés et de la  des talents locaux.

Cette étude a été réalisée par Lighthouse pour PwC, cabinet d’audit et de conseil, auprès des DRH de 1100 entreprises de toutes tailles, dans 15 pays à travers l’Europe, et les Etats-Unis, au cours du dernier trimestre 2010 : http://www.pwc.fr/une-entreprise-francaise-sur-cinq-prevoit-accroitre-ses-effectifs-des-creations-nettes-emploi-pour-40-entre-elles-etude-rh-et-engagement-des-talents-pwc.html

Stéphane Waller, MeltisArticle publié le 10 juin 2011, par Stéphane Waller, Meltis.

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