Entreprise
Mobilité professionnelle : qui ? Pourquoi ? Et comment ?
7/05/13
Dans un contexte social marqué par la crise économique, la mobilité professionnelle devient une nécessité pour les salariés mais aussi pour certaines entreprises.
Du côté du salarié, le besoin de mobilité professionnelle peut s’exprimer par le sentiment d’insécurité, par l’évolution des attentes, le souhait de reconversion professionnelle ou de développement de nouvelles compétences….
En ce qui concerne les entreprises, les motivations sont le plus souvent d’ordre organisationnelles : restructurations, délocalisation… nécessitant parfois d’imposer aux salariés une mobilité géographique.
Mais quand il s’agit d’une décision du salarié, que doivent alors envisager les entreprises?
La mobilité professionnelle et contexte économique
La mobilité professionnelle est souvent un choix du salarié qui y voit la possibilité d’obtenir de meilleures conditions de travail, ou qui souhaite simplement changer d’employeur.
Mais même si il existe un désir de mobilité professionnelle, le réaliser n’est pas simple pour la plupart des salariés : une inégalité existe entre les cadres et les employés ou ouvriers.
Parmi les personnes ayant répondu ne pas avoir pas eu le choix de l’employeur, on note que ce sont aussi celles qui voudraient le plus souvent quitter leur emploi actuel :
- 48% d’entre elles envisagent ainsi de changer d’entreprise
- Parmi ces 48%, 5% des salariés réalisent véritablement ce souhait en planifiant leur départ et recherchant activement un emploi
Mobilité professionnelle : pourquoi les salariés cherchent-ils à changer d’entreprise?
La mobilité professionnelle est relativement difficile à cause notamment du contexte de crise économique.
72% des salariés interrogés voudraient quitter leur entreprise mais ont paradoxalement confiance en l’avenir de celle ci en termes de pérennité de l’emploi.
En ce qui concerne les motivations de départ, l’espoir d’une meilleure rémunération concerne 80% des employés et des ouvriers.
Comment anticiper le désir de mobilité professionnelle des salariés ?
Dans la plupart des cas, la mobilité professionnelle constitue un vrai problème pour l’entreprise comme la perte d’une main d’œuvre hautement qualifiée.
Pour anticiper ce risque de départ, les entreprises doivent s’assurer de trois principales conditions :
- Assurer la satisfaction au travail
- Maintenir l’implication et la motivation du salarié
- Faire en sorte que le salarié soit prêt à recommander son entreprise
Enquête 2012 d’IPSOS, réalisée en ligne auprès de 1 000 salariés travaillant dans des entreprises de plus de 500 salariés (âgés de 18 ans et plus, hors artisans, commerçants, professions libérales, et agriculteurs, exploitants) :
http://www.scribd.com/fullscreen/100925876?access_key=key-1ol4chnmqsxjgt0bsel8
Les enjeux de la culture d’entreprise
30/04/13
Considérée co
mme une conduite stratégique, la culture d’entreprise se construit à partir d’éléments issus de la personnalité du fondateur, des métiers, d’un ensemble de valeurs, de liens sociaux, de règles… partagés par les membres de l’organisation.
La dernière étude Global RH 2013 réalisée par Michael Page auprès de 4 348 dirigeants RH du monde entier se penche sur l’importance de la culture d’entreprise.
La culture d’entreprise : un enjeu important
Les départements RH axent particulièrement leur stratégie sur la culture d’entreprise, en partant de l’idée qu’elle joue un rôle non négligeable sur la productivité des salariés. Cette vision concerne :
- 57 % des entreprises européennes
- et 67 % des entreprises françaises
Si la majeure partie des répondants estime que la culture d’entreprise est un levier de performance, elle peut malgré tout constituer un obstacle à la conduite du changement parce qu’elle peut tenir une place de choix sur d’autres marchés. La difficulté peut reposer notamment sur l’incompatibilité culturelle, de partages de valeurs entre les acteurs, sur de nouvelles méthodes inconciliables… dans le cas des fusions-acquisitions par exemple. Dans ce cas, façonner la culture d’entreprise fait souvent l’objet d’un long processus et dépend de nombreux facteurs.
Culture d’entreprise et rétention des collaborateurs
Penser « culture d’entreprise » revient à penser « stratégique et long terme ». Si l’on devait illustrer son rôle, la culture d’entreprise permet de mieux visualiser les initiatives stratégiques des DRH.
Par la culture d’entreprise, les cadres RH cherchent à manifester et susciter l’appartenance professionnelle, à créer le sentiment d’identification, à intégrer de nouvelles recrues, à fidéliser les employés et ne pas décevoir.
En 2013, le recrutement de talents est un objectif privilégié pour les entreprises en :
- Asie (91%)
- Australie et Nouvelle Zélande (91%)
- Amérique du Nord et Amérique Latine (90%)
- Europe (76%)
Ensuite, 93% des entreprises s’efforcent à mettre en place des mesures pour augmenter la rétention des talents. Les entreprises concentrent leurs efforts sur :
- la formation et le développement 55%
- la rémunération et les avantages sociaux 47%
- l’équilibre travail et vie privé 38%
Etude Global RH 2013 de Michael Page réalisée auprès des responsables et dirigeants RH du monde entier : http://www.michaelpage.fr/productsApp/MiniSites/barometre2013/pdf/MP_ALL_HR-BAROMETER-2013-INFOGRAPHIC-FR.pdf
8 Français sur 10 estiment avoir besoin de lâcher-prise
2/04/13
Le lâcher-prise pour un peu de douceur
Une étude effectuée par Ipsos en 2013 a révélé que 81% des Français éprouvaient l’envie de lâcher prise, de se détacher de leur vie sociale, professionnelle et amoureuse.
Ce besoin, qui se manifeste de plus en plus, concernerait plus les femmes (84%) que les hommes (77%).
Le besoin de lâcher-prise en entreprise se fait sentir quand le stress est trop important suite à une dure journée de travail (26%), ou suite à une rencontre acerbe (23%)…
Quelques idées farfelues pour lâcher-prise ?
Les français lâchent prise en moyenne 30 minutes à une 1h par jour.
Que font-ils alors ? Comment cessent-ils de se faire du mauvais sang ?
- Manger une gourmandise sucrée (71%)
- Faire des achats d’impulsion (63%)
- Se retrouver seul avec son conjoint (62%)
- Grignoter un morceau de fromage (44%)
- Désirs de « rupture » soudaine (40%)
Par ailleurs, pour lâcher prise les français aiment passer du bon temps en regardant/écoutant des humoristes. Voici le classement des personnalités les plus plébiscitées :
- Jean Dujardin (30%)
- Omar Sy (29%)
- Florence Foresti (27%)
Source : http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2013-03-12-francais-et-lacher-prise
Environnement de travail : où fait-il bon travailler en France ?
25/03/13
Comme chaque année, l’institut Great Place to Work dévoile son classement des entreprises où il fait bon travailler : les « Best Places to work ».
Pour évaluer les entreprises, Great Place to Work prend en compte deux éléments : la perception qu’ont les salariés de leur entreprise en matière d’environnement de travail, et des valeurs telles que l’équité, le respect, la fierté d’appartenance, et la solidarité.
Le second axe de mesure s’articule autour de la culture de l’entreprise : il évalue le système de valeurs et les pratiques au sein de l’organisation. Par exemple, la communication, le perfectionnement des employés, les célébrations au sein de l’entreprise…
Le classement des entreprises de plus de 500 salariés
1. Microsoft France
2. PepsiCo France
3. Mars France
4. Davidson Consulting
5. Decathlon France
Le classement des entreprises de moins de 500 salariés
1. NetApp France
2. Octo Technology
3. Accuracy
4. Coca Cola Service France
5. Meritis
Etude Great Place to Work réalisée auprès de 49 entreprises françaises : http://www.greatplacetowork.fr/meilleures-entreprises/best-workplaces-france/657-2013
Et vous, que faites vous pendant vos réunions de bureau ?
11/03/13
Une réunion de bureau sur deux est jugée inutile par 65% des salariés… La réunionite se serait-elle propagée dans les entreprises françaises ?
A en croire les chiffres la réponse est oui ! 80% des interrogés ont déjà eu l’impression de perdre leur temps en réunion au bureau, et c’est le cas pour 87% des salariés dans les grandes entreprises de 200 salariés ou plus.
Réunion au bureau : comment s’occuper quand le temps s’éternise ?
44% des salariés déclarant avoir l’impression de perdre leur temps lors de réunions ont déjà fait autre chose pendant celles-ci.
Discussions, travail, dessins, envoi de mails ou de textos… les occupations sont variées !
- 41% des salariés interrogés ont déjà eu un fou rire pendant une réunion
- Ils sont 31% à préparer la réunion suivante
- et 29% à regarder leurs mails
Etude TNS Sofres pour Bruneau réalisée auprès de 600 salariés travaillant en bureaux : http://www.tns-sofres.com/_assets/files/2013.02.21-bureau.pdf
Emploi : les cadres misent sur la formation pour assurer leur avenir professionnel
11/02/13
Comment se porte l’emploi des cadres ? Le baromètre semestriel établi par l’APEC nous informe sur le moral des cadres, et les perspectives qu’ils entrevoient pour leur avenir professionnel.
Le contexte de crise a peu à peu dégradé le moral des cadres et notamment leur confiance en leur avenir professionnel. Conséquences ? Des cadres moins mobiles : 27 % en 2012 contre 31% il y a un an et 41% de cadres qui ne sont plus optimistes quant à la stabilité de leur emploi.
Comment valoriser l’emploi des cadres sur le marché du travail ?
La formation est plébiscitée par les cadres qui souhaitent consolider leurs acquis, valoriser leur expérience ou développer de nouvelles compétences.
Bilans de compétences, formations longues, formations courtes, VAE : les cadres sont aujourd’hui de plus en plus demandeurs auprès de leur service RH.
Des perspectives d’évolution professionnelle moroses
Les cadres ayant participé à cette étude décrivent des perspectives d’évolution de carrière, des conditions de travail et de rémunération peu encourageantes :
- 36% envisagent une évolution positive de leur carrière en 2013, et 33% l’envisagent de façon négative
- Seuls 26% des cadres jugent que leurs conditions de travail vont évoluer positivement, 43% sont négatifs à ce sujet
- Enfin, 29% prévoient une évolution positive de leur rémunération contre 37% qui les estiment défavorables en 2013
Baromètre semestriel APEC réalisé auprès de 998 cadres en Décembre 2012 : presse.apec.fr/Presse/Communiques-de-l-Apec/Les-Etudes/Barometre-semestriel-Conjoncture-et-strategies-professionnelles-des-cadres






